Les taux de cotisations sociales en 2026
Contrairement à une entreprise classique, la micro-entreprise ne déduit aucune charge réelle : les cotisations sociales sont calculées comme un pourcentage fixe du chiffre d'affaires encaissé, quelle que soit votre marge réelle. Si votre CA est nul un mois donné, vous ne payez rien — mais la déclaration reste obligatoire.
| Activité | Cotisations 2026 |
|---|---|
| Vente de marchandises, hébergement | 12,3 % |
| Prestations de services BIC (commerciales, artisanales) | 21,2 % |
| Activité libérale non réglementée (BNC) | 25,6 % |
| Activité libérale réglementée (CIPAV) | 23,2 % |
| Location de meublés de tourisme classés | 6 % |
À ces cotisations s'ajoute la contribution à la formation professionnelle (CFP), de l'ordre de 0,1 % à 0,3 % selon l'activité, qui ouvre des droits à la formation.
Versement libératoire ou régime classique ?
Par défaut, votre chiffre d'affaires est soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu, après un abattement forfaitaire (71 % pour la vente, 50 % pour les services BIC, 34 % pour les BNC) censé couvrir vos frais professionnels — même s'ils sont plus élevés ou plus faibles en réalité.
Sur option, et si le revenu fiscal de référence du foyer ne dépasse pas 27 478 € par part (2026), vous pouvez choisir le versement libératoire : l'impôt est alors prélevé en même temps que les cotisations, à un taux fixe de 1 % (vente), 1,7 % (BIC services) ou 2,2 % (BNC), appliqué directement sur le CA encaissé.
Le calcul est simple : le versement libératoire est avantageux si votre taux marginal d'imposition dépasse ce taux forfaitaire. Un foyer peu ou pas imposé (tranche à 0 % ou 11 %) paiera généralement plus avec le versement libératoire qu'avec le régime classique — dans ce cas, mieux vaut ne pas l'activer.
L'ACRE : ce qui a changé au 1ᵉʳ juillet 2026
L'ACRE permet de réduire les cotisations sociales pendant les quatre premiers trimestres d'activité. Jusqu'au 30 juin 2026, le taux minoré s'élevait à 50 % du taux normal (donc une exonération de moitié). Depuis le 1ᵉʳ juillet 2026, un décret a relevé ce taux minoré à 75 % du taux normal : l'exonération n'est donc plus que de 25 %. La demande doit être faite auprès de l'Urssaf dans les 60 jours suivant la création de l'entreprise.
Questions fréquentes
Quels sont les taux de cotisations sociales en micro-entreprise en 2026 ?
12,3 % pour la vente et l'hébergement, 21,2 % pour les prestations de services BIC, 25,6 % pour les activités libérales non réglementées (BNC), et 23,2 % pour les professions libérales affiliées à la CIPAV.
Que se passe-t-il si mon chiffre d'affaires est nul ?
Aucune cotisation n'est due, mais la déclaration reste obligatoire chaque mois ou trimestre, même à zéro, sous peine de pénalité de 58 €.
L'ACRE réduit-elle toujours les cotisations de 50 % ?
Non, plus depuis le 1ᵉʳ juillet 2026. L'exonération est désormais de 25 % (taux minoré porté à 75 % du taux normal), pendant les quatre premiers trimestres.
Le versement libératoire est-il toujours avantageux ?
Non : il n'est intéressant que si votre taux marginal d'imposition dépasse le taux forfaitaire (1 % à 2,2 % selon l'activité). Un foyer faiblement imposé paie souvent plus avec cette option.
Sources officielles
- → economie.gouv.fr — Cotisations sociales des micro-entreprises
- → Service-Public.fr — Cotisations sociales d'un micro-entrepreneur
- → Urssaf — L'essentiel du statut auto-entrepreneur
Dernière vérification des taux : juillet 2026 (taux ACRE post 1ᵉʳ juillet inclus).
Ce simulateur fournit une estimation indicative. Il ne calcule pas l'impôt sur le revenu dû hors versement libératoire (qui dépend du barème progressif et de la situation globale du foyer fiscal), ni la CFE, ni les taxes consulaires. Toisy est un site indépendant, sans lien avec l'Urssaf ou l'administration fiscale.